Guide des bonnes pratiques : La production documentaire à l’ère de la COVID-19.
Découvrez LA COURBE, des histoires de distanciation sociale qui nous rapprochent, et lisez la lettre du Commissaire.

Creative Doc VR Lab

Creative Doc VR Lab

Open Immersion II soutient l’établissement d’une pratique de la réalité virtuelle selon le point de vue des créateurs autochtones à l’échelle de l’Île de la Tortue (Canada, États-Unis et Mexique). Ce laboratoire virtuel en trois volets propose du mentorat, des ressources, de l’idéation créatrice, du perfectionnement, et offre l’occasion de présenter des projets achevés à des membres essentiels de l’industrie lors du festival imagineNATIVE 2020. Il apprend en outre aux artistes à travailler en réalité virtuelle, permet à six créateurs de réaliser autant de projets documentaires en RV et repousse les limites des nouvelles technologies. Produit en partenariat avec le Centre canadien du film et le Festival imagineNATIVE Film + Media Arts, soutenu par la Fondation Ford.

Angel Aubichon Créatrice
Angel Aubichon grandit au sein de la Première Nation de Flying Dust, dans le nord de la Saskatchewan, et sa famille appartient à la nation crie de Peepeekisis. Si Angel est influencée par le goût de sa mère pour le style urbain élégant et contemporain, elle aime également le perlage et la broderie typiques de l’art traditionnel autochtone que lui enseigne sa grand-mère. Ces deux figures marquantes de la vie d’Angel inspirent à cette dernière la création d’Indi City, dont elle est copropriétaire avec sa partenaire, Alexandra Manitopyes. Indi City produit d’authentiques bijoux de perles réalisés à la main : boucles d’oreilles, colliers, ras du cou, chapeaux perlés et autres. « The Matriarch Speaks », projet technologique unique de pièces portables de marque, a été présenté au défilé MakeFashion 2017. Indi City incarne à la fois les origines culturelles d’Angel et l’innovation. Chaque pièce porte en elle la sérénité du motif floral, l’énergie féminine, le murmure d’une histoire.

Bettina Escauriza Créatrice
Originaire d’Asunción, au Paraguay, la cinéaste, autrice, artiste et comédienne Bettina Escauriza vit aujourd’hui à Philadelphie. Issue d’une famille de mystiques frustrés, de menteurs flamboyants, de voleurs au destin tragique et d’horribles politiciens, elle possède un talent naturel de conteuse. Son œuvre porte sur le savoir autochtone, la colonisation, l’immigration, l’anarchisme et l’exil. En qualité de cinéaste, elle souhaite raconter sur les Autochtones et sur les personnes de couleur des histoires luxuriantes, sensuelles, palpitantes et complexes. Son but ? Révéler la vérité sur les communautés dont elle est originaire en opposant à l’oppression des récits de joie, de désobéissance et de résistance. Bettina effectue des travaux aux Nations Unies sur les droits humains internationaux, axant particulièrement ses efforts sur le rôle des peuples et du savoir autochtones dans l’atténuation de la crise climatique.

Bettina est boursière de diverses fondations : Sundance Knight, Flaherty Seminar, October Colony Screenwriters Residency, Slought (université de Pensylvanie), iEAR (Rensselaer Polytechnic Institute). www.bettina-escauriza.com

Raven Two Feathers Créateur.ice
Raven Two Feathers (Cherokee, Seneca, Cayuga, Comanche) est une personne bispirituelle tournée vers la création et lauréate d’un prix Emmy. Établi.e à Seattle dans l’État de Washington, mais originaire du Nouveau-Mexique, il/elle passe son enfance à voyager et à explorer les cultures autochtones du continent et de la côte du Pacifique. Un cours de cinéma suivi durant ses études secondaires l’amène à entreprendre ses premiers tournages, un rêve qu’il/elle caresse depuis l’âge de trois ans. Raven Two Feathers réalise son premier film explicitement autochtone dans le cadre du programme SuperFly de Tracy Rector, puis retourne au Nouveau-Mexique afin de s’inscrire à la Santa Fe University of Art and Design, où il/elle obtient un baccalauréat en beaux-arts avec grande distinction en production cinématographique. Une fois les études achevées, son parcours l’oriente plus que jamais vers l’art autochtone et les choses commencent à se mettre en ordre. Il/elle arrive à explorer de nouveaux médias sans que la peur occidentale de l’imperfection vienne freiner ses élans. Il/elle a récemment réalisé un fanzine de bande dessinée, Qualifications of Being, racontant le parcours qui l’a conduit.e à prendre conscience de sa transsexualité et de sa bispiritualité. Il/elle met en ce moment la dernière main à la postproduction d’une expérience en RV dans laquelle le spectateur l’accompagne en voiture jusqu’à l’établissement où il/elle doit subir une chirurgie au haut du corps. Ce processus long et ardu est néanmoins rempli des rires, de la bienveillance et de l’ouverture d’esprit qu’il/elle aurait tant aimé voir, enfant. Raven Two Feathers continue de croître et d’explorer sa pratique grâce aux personnes rencontrées et aux récits qui guident ses pas.

Rose Stiffarm Créatrice
Native de Seattle dans l’État de Washington, la cinéaste, artiste et éducatrice Rose Stiffarm appartient à la nation Siksika de la Confédération des Pieds-Noirs, et ses racines familiales englobent les nations Cowichan, Tsartlip, A’aninin et Nakoda. Dès sa tendre enfance, elle s’amuse à prendre des photos avec les appareils que lui donne son père, et elle s’efforce de créer des films au moyen d’un magnétoscope VHS. Rose Stiffarm réalise son premier court métrage documentaire dans le cadre d’un programme de cinéma parascolaire dirigé par Ijo Arts Media Group. Plus tard, elle devient membre du conseil d’administration de la société Longhouse Media, où elle est également mentor auprès des jeunes cinéastes.

En 2009, Rose Stiffarm s’installe à Vancouver, en Colombie-Britannique, pour donner un caractère officiel à sa formation en cinéma et travailler dans le milieu du cinéma et de la télévision. Elle étudie à l’Université Capilano, où elle obtient son diplôme en Indigenous Independent Digital Film, un certificat en cinéma et vidéo, et un baccalauréat en Motion Picture Arts.

En 2018, après avoir travaillé en Colombie-Britannique et aux États-Unis à un certain nombre de projets cinématographiques et télévisuels au sein de l’industrie ou à titre indépendant, la cinéaste s’établit à Montréal afin de poursuivre sa formation et d’étendre son réseau. Elle est maintenant membre de la Guilde canadienne des réalisateurs et travaille à l’obtention d’une maîtrise en études cinématographiques à l’Université Concordia.

Samay Arcentales Cajas Créatrice
Samay Arcentales Cajas est une cinéaste queer (Kichwa) qui vit à Toronto et privilégie les médias numériques et l’art communautaire. Fruits d’une exploration sur la fusion de la cosmologie autochtone et de la technologie, ses œuvres témoignent de sa volonté de mettre en lumière les vérités ancestrales. Ses créations ont notamment été présentées à l’imagineNATIVE Film + Media Arts Festival, à l’aluCINE Latin Film + Media Arts Festival, au Mayworks Festival of Working People and the Arts et au Paprika Festival.

Samay Arcentales Cajas a animé des programmes de cinéma pour l’organisme Sketch Working Arts, y compris le programme Fluidity on Film, destiné aux jeunes 2SLGBTQ. En 2017, elle a présenté à la Whippersnapper Gallery sa première exposition solo, « Will You Listen?: Latinx Voices in Tkaronto », une installation axée sur des projections. Samay a travaillé comme conceptrice vidéo, architecte-décoratrice et monteuse pour des artistes et des cinéastes autochtones de partout au pays. Elle a entre autres collaboré au film expérimental Dreams Untold, scénarisé et réalisé par Jamie Whitecrow, au documentaire futuriste The Ceremony, réalisé par Taina Da Silva et Becca Redden, au court métrage Paladin, réalisé par Lu Asfaha, ainsi qu’à diverses créations de l’artiste Cheryl L’Hirondelle et du Chocolate Woman Collective. https://samaycajas.com/

Terry Jones Créateur
Terry Jones est membre inscrit de la Nation Seneca, établie dans la région ouest de l’État de New York. Si ses films témoignent de la passion qu’il met à partager son histoire et sa culture Haudenosaunee (iroquoises), le cinéaste s’efforce néanmoins de trouver un équilibre entre le divertissement et l’éducation du public. En mai 2016, l’Université de Syracuse lui décerne un baccalauréat en cinéma avec très grande distinction. Ses courts métrages — dont beaucoup sont coréalisés avec le cinéaste indien Govind Deecee — remportent un franc succès sur le circuit des festivals internationaux. En 2016 au Royaume-Uni, le court métrage documentaire Soup for My Brother est sacré meilleur documentaire au Liverpool International Film Festival, et Give and Take (réalisé en collaboration avec Deecee) remporte le prix du cinéaste émergent au LA Skins Fest de Los Angeles en 2015. Alors que Terry étudie la production de films 35 mm à l’école de cinéma FAMU en République tchèque, il coréalise avec Govind Deecee et Akshay Raheja le court métrage expérimental Scarlett, qui lui vaut une mention spéciale au Arte Non Stop Festival 2016 de Buenos Aires, en Argentine. Le Canadian Filmmakers’ Distribution Centre (CFMDC), à Toronto, distribue plusieurs des courts métrages de Terry Jones, dont Soup for My Brother, Empire State, [untitled & unlabeled], Ode to the Nine et Gik:skwod.

Terry compte entreprendre une maîtrise en études cinématographiques à l’automne 2021. Il aspire à être un cinéaste accompli et à devenir professeur en études des médias autochtones. Comme bien d’autres communautés des Premières Nations, la sienne se trouve confrontée à de nombreux problèmes qui altèrent sa qualité de vie (perte de la langue, abus de drogues, diabète, risques environnementaux, sécurité publique défaillante, injustice). Il espère que ses futurs projets de films pourront promouvoir et faciliter un dialogue qui conduira à des changements dans la politique publique des territoires qu’il habite, ainsi qu’à l’échelle du pays et du monde.

Site Web officiel : www.tornjerseymedia.com
Instagram : @cornsoupman, Twitter : @cornsoupman